Résultats

La nouvelle édition du baromètre des solutions e-achats et e-procurement met en exergue les forces et les faiblesses des principaux éditeurs présents sur le marché français. Elle identifie par la même occasion diverses pistes d’amélioration pour mieux conduire et réussir les projets d’informatisation de la fonction.

IMG 4966Les résultats du Baromètre ont été présentés le mardi 16 juin 2015

Réalisée en ligne via un questionnaire proposé de mi-mars à mi-avril dernier, l’enquête mesure la satisfaction des entreprises utilisatrices vis-à-vis de leur principal outil de gestion des achats et des approvisionnements, et surtout de leur éditeur.

Globalement, les réponses des 68 répondants, se veulent plutôt encourageantes. Néanmoins, le cabinet souligne une grande disparité entre les évaluations des quinze acteurs cités, et une dégradation parfois importante pour certains d’entre eux, sur quelques aspects, par rapport à l’édition précédente de 2012-2014. Le baromètre s’achève aussi sur un bilan étonnant : s’il fallait recommencer, plus d’une entreprise sur cinq (21 %) ne ferait pas le même choix de solution et d’éditeurs, une proportion en hausse de 7 points en trois ans.

En termes de périmètre, le projet se cantonne à un ou deux segment du cycle d’achats pour environ la moitié des répondants, principalement l’e-sourcing (57 % de citations), la gestion des contrats (51 %) et l’e-procurement (50 %). Mais un quart du panel annonce le déploiement de 5 modules ou plus, l’extension fonctionnelle portant sur l’ajout de l’analyse des dépenses, du pilotage des achats ou de la gestion de la relation fournisseurs. La mise en œuvre du module de facturation-paiement n’est mentionnée que par une entreprise sur six.

Si les objectifs du projet restent classiques, l’amélioration de l’accès à l’information et son partage, qui gagne 14 points par rapport à 2012 avec 79 % de citations, devance désormais largement l’harmonisation des processus (66 %) et la simplification des traitements (62 %), en net repli. Les enjeux économiques, qu’il s’agisse de la recherche d’économies achats supplémentaires ou la réduction des coûts administratifs, reculent également.

IMG 4967Plus intéressant, mais aussi plus inquiétant, moins d’un tiers des projets atteignent totalement leurs objectifs. De la même façon, qu’il s’agisse du budget ou du délai annoncé par l’éditeur, les dépassements sont plus fréquents que dans la précédente édition. Si l’on exclut les répondants qui n’ont pas voulu s’exprimer sur ce point, un tiers de projets auraient vu leur facture s’alourdir (le double de 2012), et presque la moitié (46 %, +11 points) leur planning s’allonger.

L’évaluation de leur solution par les entreprises révèle beaucoup moins de surprises. Certes, les notes les plus élevées concernent deux aspects parfois considérés comme secondaires au premier abord : la couverture internationale (langues, devises, etc.) et la gestion de la sécurité (autorisations, protection des données, etc.). Mais l’ergonomie (3,6 sur 5), le prix (3,5) et l’adéquation fonctionnelle (3,5) par rapport aux besoins exprimés viennent aussitôt après. Du côté des points faibles, les reproches portent sur les capacités d’évolution et, surtout, sur les possibilités de paramétrage-personnalisation et sur la documentation. Pour les aider dans leur réflexion, leurs choix et la mise en œuvre de leur solution, la moitié des entreprises du panel indiquent qu’elles se sont fait accompagner par un partenaire, principalement par un cabinet de conseil spécialisé ou un intégrateur, parfois aussi par des spécialistes internes, dont les compétences et le niveau de connaissance est souligné.

 

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journaliste et analyste spécialiste du marché des solutions e-achats

 

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